Le Yodel, une expérience suisse à activer dans les événements
Le Yodel est une technique vocale qui joue sur le passage rapide entre différents registres (voix de poitrine/voix de tête) pour dessiner des mélodies, souvent avec des syllabes sans mots. En Suisse, on distingue notamment le yodel « naturel » avec ses mélodies sans paroles, transmises oralement, très marquées par les régions, et le yodel « chanté » avec des couplets et un refrain yodlé, sur des thèmes liés à la nature, au quotidien, à l’attachement au lieu…
Le Yodel, une histoire d’art et de communication
Historiquement, il servait d’appel à distance dans les Alpes et constituait donc une forme de communication entre les vallées, un signal, une présence. Aujourd’hui, il est devenu un art vocal codifié, pratiqué en petits groupes, en chœurs ou en concerts. Le Yodel est solidement implanté dans plusieurs régions alpines et préalpines et structuré par un réseau associatif très dense.
L’UNESCO reconnaît la valeur patrimoniale du Yodel
L’inscription du Yodel en 2025 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO reconnaît officiellement sa valeur de patrimoine vivant : une pratique transmise, recréée, partagée et portée par des communautés. Côté Suisse, les autorités ont souligné la solidité du dossier et le processus participatif qui a mené à la candidature et au succès. Les organisateurs de séminaires et d’événements doivent surtout retenir que l’UNESCO ne range pas le yodel au musée, mais met en lumière une pratique actuelle, diverse et socialement ancrée.
Découvrir le Yodel autrement que sur une carte postale
Si on vient organiser un événement en Suisse, le yodel peut devenir un fil conducteur d’expérience : non pas un décor, mais une rencontre. La Suisse compte plus de 12.000 yodleuses et yodleurs, organisés au sein d’environ 780 groupes, ce qui constitue un vivier considérable pour imaginer des formats à la bonne échelle. La mise en relation avec un chœur local est facile. On peut aisément privilégier une approche « atelier et échange » plutôt qu’un simple passage sur scène, et ainsi construire un récit : pourquoi ce chant ici, ce qu’il raconte, ce qu’il fait vivre aux participants…

De multiples formes d’interventions chantées
Plus précisément, voici quelques exemples d’animation ou d’activité :
• un atelier d’initiation avec un travail sur la voix, l’écoute, le souffle, l’appel-réponse… C’est excellent « icebreaker », très collectif. L’atelier peut s’achever par le chant d’un refrain simple,
• un concert apéritif, sous la forme d’un mini-set en duo, trio ou chœur, éventuellement mêlé à d’autres traditions (comme le cor des Alpes), si c’est cohérent avec le lieu et le récit,
• une expérience in situ, en montagne, en belvédère, dans un alpage : le yodel retrouve son sens d’espace et de distance, sans forcément tomber dans le cliché, surtout si on soigne le cadre et l’intention,
• une séquence artistique plus ambitieuse, scénographiée, à condition de travailler la mise en contexte et d’éviter le côté déguisement, voire la caricature.
L’UNESCO valorise, avec le Yodel, une pratique portée par des communautés. Le séminaire ou l’événement gagnera à être pensé comme une vraie collaboration, pas comme un simple « effet whaou ». Le Yodel est un formidable pas de côté, une culture qui ne se consomme pas, mais qui se partage. Et dans un séminaire, c’est précisément ce type de moment humain, ancré et sensible, qui transforme une simple réunion hors-les-murs en expérience mémorable.
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