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Conseils d’experts pour séminaires et événements inspirés… en Suisse !

Conseils d’experts pour séminaires et événements inspirés… en Suisse !

25 mars 2021 463 vues
Olivier Croset, Dorier Group : « Rien ne remplacera jamais l’émotion du live »

Olivier Croset, Dorier Group : « Rien ne remplacera jamais l’émotion du live »

Directeur général de Dorier Group - prestataire audiovisuel international d’origine suisse - Olivier Croset croit en une reprise après l’été. Même si cette crise aura un impact sur les événements de demain.

Comment vivez-vous cette période de crise sanitaire ?

Nous commençons à être fatigués de cette situation ! Tout a commencé pour nous avec l’annulation du salon de l’auto de Genève à la fin février 2020, deux jours avant l’ouverture. Tout s’est alors annulé en cascade. Dans notre malheur, nous avions la chance de travailler des événements hybrides depuis une dizaine d’années, ce qui nous a permis de très vite rebondir. Nous avons fait évoluer nos locaux, en réaménageant un studio et en en créant un autre. Depuis, nous avons réalisé environ 300 événements virtuels. Mais nous arrivons quand même un peu à saturation, avec l’impression de faire toujours la même chose... Mais la période a été très propice à l’apprentissage. Nous avons très vite compris, par exemple, que le contenu allait être la clé de ces dispositifs digitaux.

 

Les clients ont-ils bien compris les enjeux ?

Il a fallu faire preuve de beaucoup de pédagogie pour qu’ils dépassent Zoom ou Teams. Les entreprises l’ont plus vite compris que le monde associatif qui a initialement, pour ses congrès, voulu reproduire le format du réel sur le digital. Nous avons un client qui, par exemple, a programmé 1000 speakers en 4 jours et en live ! Ça n’a pas de sens… Nos clients fidèles nous remontent actuellement un vrai ras-le-bol. D’ailleurs, je pense que nous risquons de connaître même un trop plein d’événements physiques à la rentrée de septembre, tellement les gens en ont assez de cette situation ! Les demandes que nous recevons actuellement nous rendent optimistes.

 

Des professionnels annoncent l’hybride comme un format d’avenir. Y croyez-vous ?

Oui, on peut y croire. Mais dans un monde idéal, un vrai événement hybride nécessiterait un contenu fort pour les participants présents sur place et un programme différent mais tout aussi fort et interactif pour les audiences distantes. Les clients auront-ils les budgets pour monter ce type de double événement ? Je ne suis pas sûr qu’il y en ait beaucoup. Dans tous les cas, l’événement hybride est parfait pour élargir les audiences. Mais ça implique des ressources supplémentaires et, pour les organisateurs qui font payer l’accès à leurs événements, une problématique de modèle économique.

 

Vous parlez d’interaction, essentielle dans les événements digitaux. Que pensez-vous des solutions existantes ?

Beaucoup sont, il faut le dire, un peu gadgets, comme ces grands écrans qui permettent d’afficher des centaines de personnes connectées, et d’autres sont encore en mode start-up, intéressantes, encore lourdes techniquement et chères. Pour une vraie interaction disruptive, nous regardons vers la réalité virtuelle. Pour un lancement de produit d’une marque de luxe, par exemple, nous avons fait parvenir à 150 journalistes et influenceurs internationaux une box contenant, entre autres, un casque Oculus. Chaque personne a pu, en chaussant ce casque, vivre un scénario et agir pour découvrir le produit. Ça n’est pas accessible à toutes les marques, mais ça fonctionne très bien.

 

Malgré le contexte, le live ne reste-t-il pas incontournable ?

Évidemment. Nous sommes des fervents partisans du live, du présentiel. Rien ne remplacera jamais son côté émotionnel. Recréer, par un écran interposé (souvent de mauvaise qualité !), des échanges forts en émotion, avec des gens qu’on connaît ou pas dans un même lieu, ça n’est pas possible sur le digital. Les salons en ligne, par exemple, n’offrent aucune expérience intéressante. La plupart sont des échecs. Mais il y a des typologies d’événements qui trouveront leur place sur le digital, comme les assemblées générales par exemple ou les petites réunions. Mais, sur les congrès, dont on pourrait croire que les conférences sont facilement digitalisables, il y a tellement d’échanges de valeur qui se déroulent entre les temps de contenus ! Beaucoup de rencontres sont improvisées, il y a de l’inattendu… Tout cela rend le rendez-vous physique passionnant. Alors que virtuel, lui, ne laisse aucune place à l’improvisation. Tout doit être écrit d’avance. 

Dorier Group est le partenaire technique du Suisse Learning Expedition, un événement digital organisé du 12 au 15 avril prochain à Bâle, Montreux, Lausanne et Genève. Programme et inscriptions sur https://www.suisse-learningexpedition.com

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